La propulsion à poudre

Au XIVe siècle et XVe siècle, la composition de la poudre était (en masse) :
-
6 parties de salpêtre
-
une partie de soufre
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une partie de charbon de bois.
Mais ultérieurement, on trouve des compositions variables selon les usages.
Par exemple (pourcentages massiques):
- 30 % de charbon, 30 % de soufre, 40 % de salpêtre pour la poudre de mine (lente),
- 12 % de charbon, 10 % de soufre, 78 % de salpêtre pour la poudre de chasse,
- 12,5 % de charbon, 12,5 % de soufre, 75 % de salpêtre pour la poudre dite de guerre.
Pour que la combustion se déroule efficacement, les trois composants doivent être moulus en poudres fines et mélangés de façon très homogène. Pour ces deux opérations délicates, on utilise souvent un moulin à billes que l'on peut isoler dans un endroit sûr afin de limiter les dégâts en cas d'explosion imprévue.
La poudre noire craint beaucoup l'humidité, contrairement à ses descendantes modernes (poudres pyroxylées).
La poudre noire, contenant du salpêtre, a un goût salé en raison de ce constituant.
En savoir plus : article "Poudre à canon" de Wikipédia
Utilisations
La pyrotechnie est la science de la combustion des matériaux et de ses effets. C’est également l’art d’utiliser le feu. Elle trouve une application festive dans les feux d'artifice mais elle est également utilisée pour faire la guerre.



La poudre permet la conception d'engins pyrotechniques, pour le fonctionnement des coussins gonflables de sécurité (airbags) dans les véhicules ou pour les sièges éjectables dans l’aviation.
Dans le domaine civil, ils sont également utilisés comme moyen de signalisation lumineux ou sonore en cas de détresse.
En savoir plus : article "Pyrotechnie" de Wikipédia